Autour du SAL
Séminaire Amerique Latine
--------------------------------------------------------------------------------
Gerardo Mario Goloboff
27 octobre 2007
Gerardo Mario Goloboff ha ganado el Premio de “Concurso de cuentos breves” de Radio La Isla (Argentina).
El jurado estaba integrado por : Zulma Fayad, Leonor Benedetto, Pollo Mactas, entre otros.
Felicitamos al premiado y nos complace reproducir el texto ganador del concurso :
Historia
Hunde la daga el aqueo en el cuello del troyano, mientras Tulio Josefo se alza para defenderse y, una vez salvado, ocupar con sus huestes las tierras galas. De allí partirán cruzados que, cuando vuelvan, serán destruidos por la armada inglesa a la que diezmarán bombas nazis. Responderán los aliados y, al desembarcar en Sicilia, destruirán, en el fragor de la lucha, un villorrio con una vieja casona en cuyo principal friso el troyano Eneas clava su puñal en el pecho del griego.
Publié Découvertes | Aucun commentaire »
Journée d'études du samedi 20 octobre 2007
27 octobre 2007
Séminaire Amérique Latine
Journée d'études du samedi 20 octobre 2007
Les communications
Ana Gallego Cuiñas, Universidad de Granada, Paris IV
« La ficción a través de la ventana : James, Piglia y Onetti »
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Anouck Linck, Paris IV
« Fragmentation et hybridation dans El caballo perdido de Felisberto Hernández »
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Mónica Zapata, Université de Tours
« Discours (amoureux) sur le texte : les fragments de Milagros Ezquerro »
Texte complet de la communication en pdf
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Eduardo Ramos Izquierdo, Université de Limoges
« Fragment(s) et lien(s) »
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Milagros Ezquerro, Paris IV
« Génesis de la Trilogía paraguaya de A. Roa Bastos »
Texte complet de la communication
Chronologie de l'oeuvre de A. Roa Bastos
Publié Découvertes | Aucun commentaire »
Journée d'études - Discours et contrainte
21 juin 2007
Séminaire Amérique Latine
Université Paris IV Sorbonne, 17 rue de la Sorbonne
Samedi 16 juin 2007 – 9h – 18h
Les communications
Dorita Nouhaud (Université de Bourgogne) :
« Contraintes par corps – II : Le texte démembré
- J. Cortázar: 62, modelo para armar et Ultimo round
- S. Elizondo, “El rito azteca” (Camera lucida)
- O. Lamborghini: “¡Escribir como cualquier cosa! »
Sous le titre de “Contraintes par corps ou les larmes d'Eros” j'ai présenté deux communications, la première le 28 octobre 2006 intitulée “Le corps mutilé”, portant sur Farabeuf de S. Elizondo, “El niño proletario” de O. Lamborghini. Le 16 juin j'ai complété cette première partie avec 62 modelo para armar de J. Cortázar, puis j'ai présenté la deuxième partie, “Le texte démembré” avec “El rito azteca” de S. Elizondo, Ultimo round de J. Cortázar, “¡Escribir como cualquier cosa!” de O. Lamborghini. Mon propos était, pour répondre au thème du séminaire Littérature et violence, de passer de récits de l'agression des corps dans la fiction à l'agression du récit (”El rito azteca”), allant jusqu'à s'en prendre à la matérialité du support page (”¡Escribir como cualquier cosa!”) après la matérialité même du support livre (Ultimo round). Le projet, subversif, des trois écrivains était de mettre en cause la traditionnelle notion de texte.
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Milagros Palma (IUFM de Caen) :
« Dominación masculina y práctica del placer en el monólogo Agonice con elegancia de la escritora Irma Prego (1938- 2002) »
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Elena Palmeiro (Fundação Universidade Federal do Rio Grande, Brésil) :
« El cuerpo torturado en la obra de la poeta argentino-candiense Nela Rio »
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Catherine Pélage (Université d'Orléans) :
« De Miedos transitorios à El tono menor del deseo : écriture et contraintes dans l'oeuvre de Pía Barros »
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Sur la photo: Ana Gallego Cuiñas, Magali Sequerra, Milagros Ezquerro, Pénélope Laurent
Ana Gallego Cuiñas (Doctora de la Universidad de Granada) :
« La ficción paranoica de/en Ricardo Piglia : encrucijada narrativa»
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Magali Sequera (Doctorante de l'Université de Paris IV) :
« Discours et folie : s' affranchir des contraintes de la réalité dans 'El fluir de la vida' de R. Piglia »
Le conte « El fluir de la vida » est, à mon sens, un parfait exemple de la poétique de Ricardo Piglia. Nous y retrouvons la réflexion sur la narration, comment conter. Nous y retrouvons aussi la question du vrai/faux et celle des fines frontières qui séparent fiction et réalité.
Deux sujets majeurs m'intéressent ici au regard du thème « Discours et contrainte », celui de la narration et celui de la folie comme armes d'affranchissement face aux contraintes.
La question du narrateur et celle du narrataire, de leur pouvoir, est sans aucun doute une réflexion qui parcourt toute son ½uvre. Il s'agit de s'interroger ici sur l'influence du discours sur l'autre et de voir qui manipule et comment le discours peut être manipulé.
La folie est elle intimement liée à la question de la fiction. Souvent provoquée par l'espace clos elle suppose une liberté et permet, par le biais de la narration, de vivre d'autres réalités, d'avoir d'autres portes de sortie face aux contraintes de la vie « réelle ».
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Pénélope Laurent (Doctorante de l'Université de Paris IV) :
« Saer, une écriture de la contrainte »
Ma communication parlait des diverses contraintes qui influencent l'écriture de Saer dans l'ensemble de son oeuvre. J'ai essayé de montrer que la contrainte est perçue dès qu'est prononcé un discours positif, et que Saer, pour s'y opposer, produit un discours négatif, proposant comme unique certitude l'incertitude du réel, lui premettant de dénoncer la contrainte sans pour autant tomber dans le piège d'offrir à son tour au lecteur un discours contraignant, mais au contraire en ouvrant son espace de liberté à travers l'expérience esthétique.
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Clémentine Lucien (Université de Paris IV) :
« La novela de mi vida de Leonardo Padura, une variation sur la trahison et la censure »
Dans le roman La novela de mi vida publié en 2003, l'écrivain cubain Leonardo Padura travaille un motif qu'il avait déjà développé dans sa tétralogie policière Las cuatro estaciones, celui de la censure.
Le texte se présente formellement comme une variation, au sens musical du terme, sur les motifs solidaires que sont la censure, la trahison et l'exil, des formes de contrainte d'ordre politique, psychologique, auxquels sont soumis les écrivains personnages et personnages écrivains de la fiction de Padura, mettant en évidence un continuum de la coercition exercée par les forces de pouvoir. En effet, les deux récits de vie en miroir se développant dans le roman, d'une part, celui de l'autobiographie fictive du poète romantique, nationaliste et contraint de s'exiler, José María Heredia né à Santiago de Cuba en 1803 et mort à Toluca, au Mexique, en 1837, et de son ultime retour à Cuba alors que l'autoritaire Capitaine Général Miguel Tacón assure le gouvernement au nom de la reine d'Espagne Isabelle II, entre 1834 et 1838, et d'autre part, l'histoire du retour dans l'Île de l'exilé Fernando Terry, dix-huit après son départ, en 1998, après la crise de la Période Spéciale en Temps de Paix, établissent d'indéniables résonances entre le sort réservé à Heredia et celui que subirent Fernando Terry et ses amis écrivains à des périodes particulièrement répressives de l'époque révolutionnaire.
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Catalina Quesada (Doctora de la Universidad de Sevilla) :
« Una ventana al infinito: le discours libérateur dans Casa de campo de José Donoso »
La critique dans sa majorité a lu Casa de campo (Barcelona, Seix Barral, 1978) en se focalisant sur ses aspects politiques, l'ayant en effet considéré comme une attaque plus ou moins explicite du régime autoritaire que le Chili soutenait depuis cinq ans ; ou même comme un authentique roman de la dictature, au rang de ces chefs-d'½uvre de la littérature latino-américaine dans lesquelles la présence du dictateur devient asphyxiante, comme chez Miguel Ángel Asturias (El Señor Presidente), Alejo Carpentier (El recurso del método), Augusto Roa Bastos (Yo el Supremo), Gabriel García Márquez (El otoño del patriarca) ou, plus spécifiquement ― étant donné l'absence de cette figure dans Casa de campo ―, à ces ½uvres où la dictature est le sujet mais qui manquent notamment du satrape (Amalia, de José Mármol, La mala hora, de García Márquez, ou Conversación en la Catedral, de Vargas Llosa).
Au-delà de ces interprétations de Casa de campo ― politique, social ou au titre de témoignage, en liaison avec les contraintes contextuelles ―, nous proposons une lecture différente, consacrée à la subversion d'autres pouvoirs, dans ce cas précis, aux racines clairement littéraires, c'est à dire, à ce que l'on a appelé contraintes textuelles. Ainsi, nous analysons le rejet du réalisme et des conventions littéraires que renferme celui-ci, grâce au phénomène de la dénudation des structures narratives. L'auteur/narrateur (narrauteur) tend non seulement à instaurer dans l'art cette conscience définitoire du fait méta-littéraire, mais de surcroît à instiguer la conscience lectrice, en avertissant le destinataire des mensonges avec lesquels les écrivains (comme lui même) essaient de les tromper, de les faire tomber dans l'illusion, dans l'hallucination.
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Graciela Maglia (Universidad Javeriana, Colombia) :
« Naciones Culturales /vs/ Naciones imaginadas en la poesía del Afrocaribe hispanófona »
Publié Evénements | Comments Off
Journée d'études - La représentation de l'autre dans les arts et les littératures d'Amérique latine : l'Indien
21 juin 2007
Le CETT – Centre Écritures de Metz et le CRIMIC – SAL de Paris IV
Les communications:
--------------------------------------------------------------------------------
Alejandro Canseco-Jerez, Université de Metz, CETT - CENTRE ECRITURES :
Présentation des objectifs du cycle des travaux sur « La représentation de l'autre dans les arts et la littérature en Amérique Latine: l'Indien »
--------------------------------------------------------------------------------
Elena Palmeiro, Fundação Universidade Federal do Rio Grande, Brésil :
« Presencia amerindia en el pensamiento transcultural de Alejo Carpentier »
--------------------------------------------------------------------------------
Eric Courthès, Sal – Crimic :
« Las diferentes caras de la otredad indígena en Shunko, de Jorge Washington Ábalos »
Le texte complet de cette communication est déjà sur le blog ICI
--------------------------------------------------------------------------------
María Angélica Semilla Durán, Université de Lyon II :
« Mitificación y mistificación del indio: Leopoldo Brizuela lee la otra historia de Ceferino Namuncurá »
--------------------------------------------------------------------------------
Rodrigo García de la Sierna, Universidad de Guanajuato, Mexique :
« La résurrection des idoles »
Table ronde autour du peintre péruvien Herman Braun-Vega, animé par Alejandro Canseco Jérez.
« Imágenes del “Indio” en la pintura latinoamericana »
Publié Evénements | Comments Off
Colloque: LES “GRANDS RÉCITS” : MIROIRS BRISÉS?
5 juin 2007
Le concept à l'épreuve des mondes ibériques et ibéro-américains
Centre d'Études catalanes, 9 rue Sainte Croix de la Bretonnerie, Bibliothèque .
Mateo BALLESTER RODRIGUEZ : Fama y eclipse de la Numancia: la identidad en la lectura contemporánea de Cervantes en España.
Nancy BERTHIER : Fidel Castro vu par Oliver Stone et Ignacio Ramonet : grands récits et biographie.
Maria Graciete BESSE : La déconstruction de l'Histoire dans la fiction portugaise contemporaine
Au Portugal, la fracture provoquée par la révolution des ¼illets de 1974 produit un questionnement profond des « métarécits à fonction légitimante » (Lyotard), nourri par une incertitude épistémologique qui permet de rendre compte de la transformation des paradigmes historiques et esthétiques en cours dans la société portugaise. En effet, le nouveau temps politique et social correspond à un nouveau temps fictionnel où l'Histoire apparaît comme un thème de prédilection chez un grand nombre de romanciers. La mémoire de la guerre coloniale, la démythification du passé glorieux, la réélaboration de l'Histoire par le biais de la parodie ou de la métafiction constituent quelques vecteurs essentiels d'une déconstruction qui vise à repenser le « logocentrisme » (Derrida) et à remettre en cause tant les procédés narratifs traditionnels que les connaissances historiques. Dans notre communication, nous verrons comment l'½uvre de quelques écrivains s'attache à développer une confrontation avec le sens du présent sous couvert de reconfiguration du passé.
Denise BOYER: De la beauté du catalan : récits de légitimation.
Isabelle CABROL : Du récit politique à la poésie engagée : la position de Rafael Alberti face au marxisme au tournant des années 1920 et 1930.
Geneviève CHAMPEAU : Le fragment, la totalité et l'universel dans deux romans espagnols contemporains : Escenas de cine mudo de Julio Llamazares (1994) et Sefarad d'Antonio Muñoz Molina (2001)
Ces deux romans composés de chapitres jouissant d'une grande autonomie, ont recours à une même comparaison dans le discours métanarratif que leurs auteurs tiennent sur leurs pratiques : l'expérience de l'enfant qui, à la fin des années cinquante ou au début de la décennie suivante, contemplait, sur la façade des cinémas, les affiches de films qu'ils ne pouvait pas voir. Une première étape de la réflexion sera consacrée aux significations attribuées à cette expérience du discontinu et à la façon dont elle rend compte de la structure des deux romans.
Ces ½uvres qui, par le renoncement à un récit linéaire, ont l'apparence de « miroirs brisés » correspondent-elles pour autant aux conceptions « postmodernes » du récit. Sont-elles un assemblage de points de vue divers non unifiés par un point de vue central, selon la conception que propose Gianni Vattimo du récit historique ? Confirment-elles les affirmations de Jean-François Lyotard sur « la reconnaissance de l'hétéromorphie des jeux de langage [qui] implique la renonciation à la terreur que suppose et essaie de réaliser leur isomorphie » ? Enfin, peut-on affirmer à leur propos, avec Sophie Bertho, que « La fin de l'Histoire, porteuse de la morale collective, coïncide avec le retour des histoires, porteuses d'une morale individuelle » ?
La réflexion sur la fin des « Grands Récits » s'applique à la délégitimation des métadiscours englobant l'ensemble des savoirs ou des institutions d'une époque, plus qu'aux discours particuliers ; elle est toutefois liée au questionnement des savoirs institués et à la relativité de toute connaissance. Gonzalo Navajas qualifie même la littérature postmoderne de « literatura del no-conocimiento ». Je tenterai de montrer, par l'étude des stratégies narratives et métanarratives, que dans ces deux romans la discontinuité narrative n'équivaut pas, de la part de l'instance narratrice, à un renoncement à toute forme de connaissance et à une interprétation unifiée de l'univers représenté. Je rechercherai également les signes à travers lesquels les histoires individuelles peuvent, au-delà du discours du « je », être porteuses d'une certaine universalité.
Christine DELFOUR : Le récit fragmenté et inachevé du nationalisme bolivien : le nationalisme révolutionnaire libère et confisque la nation (1940-60).
La faiblesse – ou la force ? - de la version bolivienne du récit nationaliste est qu'il ne se constitue pas en un « grand récit » unique et hégémonique qui structure la nation, mais plutôt en une multitude de « micro récits» syncrétiques, souvent paradoxaux et contradictoires, qui ne se construisent pas en un système cohérent d'explication et de légitimité, mais qui, en revanche, donnent aux acteurs politiques et sociaux une certaine marge de man½uvre. Il y a là une invention dans le concept de « récit » qui mérite analyse.
Un fragment révélateur de ce récit inachevé en constante composition, décomposition, recomposition est la période des années 40 à 60 qui révèle d'une part, un processus de fusion/confusion des rôles entre les acteurs politiques, économiques, culturels et civils (processus permanent dans le récit bolivien qui atteint alors son apogée) et, d'autre part, le début d'une démarche de rupture qui permet de prendre en compte un élément essentiel de la nation bolivienne - quasiment occulté jusqu'à cette date – à savoir la place de l'Indien dans la nation.
Antonio ELORZA : De historia y política. La primacia del relato
En los últimos años, han cobrado una importancia creciente, tanto la escritura histórica en forma de relato como la utilización del relato de base histórica como plataforma de apoyo a planteamientos políticos. Por lo menos en España, esta tendencia se encuentra acompañada por un éxito creciente de la novela histórica o pseudohistórica, habitualmente de baja calidad, lo mismo que el cine (ejemplos recientes, los detestables biopics sobre Juana la Loca y Teresa deJesús). Esta intervención se va a centrar en la articulación entre política y relato histórico. No obstante, resulta imprescindible anotar algunas consecuencias negativas de la pretensión por parte de muchos historiadores de conceder prioridad a la forma narrativa: el libro de historia tiende a convertirse en visita guiada, donde el guía subraya, enfatiza, oculta, y en definitiva manipula. Impide detenerse en la articulación de los distintos componentes del cambio histórico. el historiador tiende a integrarse en la narración, dictando la línea de evolución que a su juicio hubiera debido seguir el proceso histórico.
Por otra parte, el relato de naturaleza o de apariencia histórica cobra asimismo un peso cada vez mayor a la hora de fundamentar las propuestas políticas. Algunos ejemplos: la historia como mitología y el silencio del historiador: el preámbulo del Estatuto de Cataluña. la reproducción de una visión ideológica de la historia: el Plan Ibarretxe. el retorno de la hagiografía: la biografía de Mahoma por Tariq Ramadan, y otros casos.
Estela ERAUSQUIN : De la Nation à la bourgade globale: les aléas du héros au cinéma.
Milagros EZQUERRO : Fragments de miroirs brisés. Le fragment comme paradigme de l'esthétique post-moderne.
On analysera la notion de “fragment” dans ses relations avec la “post-modernité”, en mettant en lumière ce qui relève d'une nouvelle vision du monde, d'une pensée scientifique en évolution tout au long du XXe siècle et qui pourrait prendre pour devise le titre d'un livre d'Ilya Prigogine : “La fin des certitudes”.
Amélie FLORENCHIE : Tu rostro mañana de Javier Marias: le roman historique réinventé.
L'idée de « grand récit » en ce qui concerne la littérature fait immédiatement penser aux rapports étroits que peuvent entretenir histoire et fiction. Le « grand récit historique » de fiction a acquis depuis longtemps ses lettres de « noblesse » en Espagne sous la plume d'un Vicente Blasco Ibañez (Los jinetes del Apocalipsis) ou plus récemment sous celle d'Arturo Pérez-Reverte. Cette littérature, qui tient à la fois de l'histoire et du roman d'aventures, a du mal à s'extraire des préjugés qui l'entourent –littérature populaire, sous-littérature, etc.- mais également des limites qu'elle s'impose en retour : quand le romanesque l'emporte sur le roman. Néanmoins, certains auteurs espagnols contemporains ont essayé, avec succès, de détourner l'art du récit historique de fiction pour en faire un support à la fois esthétique et militant. On peut penser notamment à Antonio Muñoz Molina (Beatus Ille), ou encore, à Javier Marías, et c'est à l'½uvre de ce dernier que je souhaite consacrer ma réflexion. Son cas est d'autant plus intéressant qu'on lui a toujours reproché de ne pas se préoccuper de la réalité politique et sociale espagnole dans ses romans, ce qui est vrai. Mais dans une certaine mesure seulement, si on en juge par son dernier ouvrage, intitulé Tu rostro mañana, dont deux des trois tomes ont été publiés à ce jour (Baile y sueño en 2002 et Fiebre y lanza en 2004). Dans ce roman, qui prend par ailleurs pour modèle le roman d'espionnage, il n'est question que d'une chose : la Guerre d'Espagne. Ce texte feint en effet d'adopter les critères propres au grand roman historique. Sa longueur tout d'abord : elle est trompeuse, car loin de décrire une période de grande ampleur, les deux premiers tomes se concentrent sur deux journées de la vie du protagoniste ; son sujet ensuite : il concerne les relations tendues entre un nouvel Est et un nouvel Ouest (en l'occurrence le Vénézuela d'Hugo Chávez et les pays occidentaux), d'où la référence constante aux romans de Fleming ; très rapidement ce sujet, en outre exempt de toute dimension événementielle, devient un épiphénomène vis-à-vis du sujet central, qui est, comme cela a été dit, l'héritage de la Guerre d'Espagne. L'écriture de l'histoire de cette guerre civile est alors mise en perspective par la vision qu'en ont des personnages étrangers –des Britanniques- d'une part, et d'anciens républicains ensuite, chacun apportant tour à tour son témoignage ; le récit devient alors parole, et cette actualisation du discours historique permet immédiatement de dégager un point de vue critique, faisant du texte un véritable réquisitoire contre la société espagnole contemporaine, anciennement franquiste et aujourd'hui inculte. Je crois qu'il y a là matière à s'interroger sur les nouveaux rapports que peuvent entretenir Histoire et Littérature, au-delà de toute forme d'écriture polémique, et dans un but de réflexion à la fois esthétique et idéologique sur le monde actuel.
Marie FRANCO : Comment raconter la guerre civile aux enfants ? Visions de la guerre, mémoire et littérature pour la jeunesse.
Certaines questions qui, avec tant de passion, agitent actuellement la société espagnole, telles que la mémoire historique et sa transmission, se reflètent également dans la littérature pour la jeunesse contemporaine. Celle-ci explore les thématiques de la guerre civile, de l'après-guerre et du franquisme, à travers un contenu et des procédés qui expriment les différents enjeux de cette problématique historique mais qu'il ne faut toutefois jamais séparer des ressorts stylistiques et structurels propre au genre en question. L'autobiographie, les témoignages personnelles et la transmission orale malgré les silences entre les générations, l'importance récemment accordée à la vie quotidienne et aux victimes les plus vulnérables du conflit puis du régime franquiste sont donc des éléments de convergence entre le domaine historiographique et cette représentation littéraire si particulière, convergence que ce travail se propose d'analyser.
Pere GABRIEL: El folletín militante en el siglo XIX y principios del XX : la imagen del dirigente.
Se pretende llamar la atención sobre la importancia en España de la literatura de voluntad popular y militante, republicana y obrerista, a lo largo del siglo XIX, hasta los años de la Primera Guerra Mundial. El recorrido, cronológicamente amplio, intentará fijar unas etapas relevantes e insistirá en los múltiples cambios que se producen en los primeros años del siglo XX. Se usarán ejemplos contrastados de diversa procedencia, con una especial atención a los autores que publicaban en Madrid y en Barcelona. La explicación mantendrá como principal hilo argumental el de la imagen dada del mundo obrero y, sobre todo, la del dirigente revolucionario o simplemente consciente. Toda esta aproximación a la cultura política militante de la izquierda española del ochocientos a través de textos y modelos literarios ha de permitir la identificación de unas visiones sobre la realidad social, a menudo más reformistas que no estrictamente revolucionarias y, en cualquier caso, alejadas de la simple reiteración de la codificación más doctrinaria y teórica de las diversas ideologías, de los diversos 'grandes relatos'.
Ruben GALLO : Octavio Paz, lector de Freud.
En esta ponencia examinaré como Paz leyó el “grand récit” del psicoanálisis y la obra de Freud. Me enfocaré en la lectura que hizo Paz de Moisés y la religión monoteísta, el último libro de Freud.
Paul-Henri GIRAUD : Espejos rotos. La brisure du Sens dans la poésie d'Octavio Paz.
Todo era de todos
eran todo
Sólo había una palabra inmensa y sin revés
Palabra como un sol
Un día se rompió en fragmentos diminutos
Son las palabras del lenguaje que hablamos
Fragmentos que nunca se unirán
Espejos rotos donde el mundo se mira destrozado
Ces vers, sur lesquels se termine le poème « Fábula », résument le désenchantement d'Octavio Paz (1914-1998) à l'égard de tous les « grands récits ». En premier lieu, le monothéisme judéo-chrétien : ayant perdu la foi pendant l'adolescence, Paz n'en garda pas moins toujours la nostalgie du resplendissement solaire du Verbe, fondement d'une civilisation et d'une culture à laquelle il demeura profondément attaché. En second lieu, le marxisme, avec lequel il rompit d'abord secrètement, au début des années quarante, puis publiquement, quelque dix ans plus tard, au moment de l'écriture de cette « Fable ».
Si Paz confirme, alors, son identité de poète essentiellement lyrique en même temps que d'essayiste à la plume acérée et controversée, il lui arrive, cependant, de façon d'autant plus remarquable que cela reste exceptionnel, de déverser sa « bile » dans tel ou tel poème, contre les constructions religieuses, politiques ou politico-religieuses auxquelles il avait pu un moment adhérer. C'est cette veine critique véhémente, où la lyre est gagnée par l'ire, que j'examinerai ici, à travers les poèmes engagés de sa jeunesse — « ¡No pasarán! » (1937), « Entre la piedra y la flor » (1940), « Ni el cielo ni la tierra » (1938-1946) — et de sa maturité : « Intermitencias del oeste » (1962-1968), mais aussi « Vuelta », « Petrificada petrificante », « Nocturno de San Ildefonso » (1969-1975).
Sadi LAKHDARI : Galdós ou la fin des grands récits ?
Benito Pérez Galdós est avant tout pour beaucoup d'Espagnol l'auteur des Episodios nacionales qui prétendent raconter la naissance de la nation moderne espagnole dans une série de romans historiques élevés parfois au rang de mythes. Mais la mise en ½uvre du projet initial ainsi que les nombreux articles du romancier portant sur les évolutions du monde contemporains posent la question de la nature même de cette fresque monumentale. Peut-on la ranger sans hésiter parmi les “grands récits”?
Renée Clémentine LUCIEN : La Révolution Cubaine : récits d'une utopie en miettes.
Renaud MALAVIALLE : Contre-utopie et intrigue policière chez Gonzalo Torrente Ballester : la fin de l'histoire ?
Publié en 1991, le roman de Gonzalo Torrente Ballester intitulé Las Islas Extraordinarias cultive les paradoxes. Présentée par le protagoniste comme le récit autobiographique de son aventure insolite de détective privé, lanarration d'une enquête improbable est submergée par la description d'unesociété utopique. A nulle autre pareille, la construction politique de ces Îles-où s'abolit toute illusion référentielle- invite néanmoins à tous lesrapprochements avec les formes modernes du pouvoir absolu. Miroir brisé des dictatures vaincues par l'Histoire ou grand récit des systèmes oppressifs à venir, le petit roman ironique de Gonzalo Torrente Ballester est assurément une contribution espagnole non négligeable à la tradition européenne née avec Eugène Zamiatine et Aldous Huxley.
Maria de Fatima MARINHO : À la recherche de l'identité perdue (essai sur la crise d'identité dans le roman portugais contemporain).
Blas MATAMORO : De la epopeya al cuento
Le roman se dirige vers une structure organique du récit munie du caractère individuel et de la destinée historique alors que le conte part d´une vision inorganique, momentanée et fragmentaire de l´histoire. À titre d'exemples : les classiques de la littérature latinoaméricaine.
Sofia de MELO ARAUJO : Expresso serré mais bien sucré – Un voyage dans la Trilogia dos Cafés, de Álvaro Guerra”
Álvaro Guerra est simultanément un écrivain, un diplomate, un activiste et un journaliste. La “trilogie des Cafés” est l'expression habituelle par laquelle on désigne les trois oeuvres les plus notables de sa carrière et qui constituent le portrait d'un siècle de l'histoire portugaise. Dans cette petite étude, on essaiera d'analyser le discours de l'histoire que l'auteur actualise en des portraits, souvent ironiques et critiques, mais toujours affectueux et sincères.
Marie Helene PIWNIK : La tentation du grand récit chez Mário de Carvalho
Mário de Carvalho est un spécialiste de la forme brève (il se donne à connaître avec des contes fantastiques et autres, des nouvelles, des variations sur des thèmes traditionnels), et même ultrabrève, comme dans Fabulário (1984), où une ligne de texte peut donner lieu à la glose. Cette caractéristique contagionne ses « grands récits » romanesques, et le dernier d'entre eux, Fantasia para dois coronéis e uma piscina (2003), juxtapose de mini-récits, que le narrateur offre à son lecteur de façon jubilatoire. Mais c'est aussi l'ensemble du « grand récit » qui peut refléter des techniques de la nouvelle, ainsi par l'introduction systématique d'une chute, ou d'une chute en cascade comme, par exemple, dans Era bom que trocássemos algumas ideias sobre o assunto (1995).
Il s'est jusqu'ici attaqué par deux fois au « grand récit » historique, dans A Paixão do Conde de Fróis (1986), et dans Um Deus que passeava pela brisa da tarde (1994), laissant entendre pour le premier qu'il s'agit d'une « histoire rêvée », et prenant bien soin pour le second de préciser en exergue : « Ceci n'est pas un roman historique ». Et dans cette déclaration même se lit la volonté de briser le miroir, si l'on estime que celui-ci est tendu pour refléter une réalité à la façon des fictions répondant à ce genre au XIX° siècle.
On s'intéressera dans cette communication au second de ces romans, Un Dieu dans le souffle du jour dans la traduction française, cherchant à dévoiler les ruptures avec les modèles antérieurs, et à mettre en lumière les nouveaux codes instaurés.
Michel RALLE : Des petits récits qui aident à grandir ? La difficile construction de l'identité dans le discours socialiste espagnol.
Le socialisme espagnol semble, dans sa formation, reproduire, comme les autres projets révolutionnaires du mouvement ouvrier, le modèle du grand récit militant. Son appartenance à une Internationale et ses références l'affirment avec vigueur. Pour autant, il n'est pas sûr qu'il se soit défait d'aspects importants d'une culture ouvrière antérieure, mais encore vivace, plus marquée par le souci d'affirmation sociale que de projets de transformation.
Miguel RODRIGUEZ : La célébration du 12 octobre a l'approche du Ve centenaire : d'un récit à l'autre.
Célébré dans les deux Amériques, l'anniversaire de la découverte de l'Amérique a donné lieu tout le long du XXe siècle à des interprétations variables, à un véritable récit des origines qu'il faut rattacher, dans une perspective comparatiste, aux nations hispaniques qui le forgent ainsi qu'aux divers groupes sociaux qui s'affrontent autour d'une telle symbolique . A l'approche du Ve Centenaire, la commémoration change de sens et témoigne désormais, non seulement d'une critique d'un tel récit, mais aussi de nouvelles valeurs. La communication proposée pour le colloque essaiera d'une part d'esquisser les facteurs expliquent cette évolution et d'autre part de s'interroger si on peut déceler déjà dans les années soixante les germes de la crise de ce récit.
Vicente SANCHEZ BIOSCA : La mémoire de la guerre civile espagnole à l'épreuve de la fin des grands récits.
Leonardo TONUS : Identités brisées : la geste immigrante dans la littérature brésilienne contemporaine.
Publié Evénements | Comments Off
“Las diferentes caras de la otredad indígena en “Shunko” de Jorge Washington Ábalos”
8 avril 2007
Eric Courthès (CRIMIC SAL París IV La Sorbona), dans le cadre du colloque “La représentation de l'autre dans les Arts et les Littératures d'Amérique Latine”, Journées du SAL, 15 juin 2007
«...no se puede concebir la semiótica
fuera de la relación con el otro[1].
I) Entorno etnolingüístico de Santiago del Estero y ámbito de la novela
En Santiago del Estero, en el Noroeste Argentino, se mantiene e incluso va revitalizándose[2], a contrario de las teorías de Crawford[3] sobre dislocación de lenguas, el único quechua no andino, de tipo QII-C[4], la quichua[5], mientras que se extinguió en todas las zonas andinas del Noroeste Argentino a finales del XIX. Es, hasta la fecha, un verdadero enigma lingüístico, que procuré desentrañar en mi tesis de doctorado[6].
En aquella “isla lingüística[7]” del N.O.A., que ocupa esta rara zona de confluencias entre cuatro áreas culturales indígenas de primera importancia, la Pampeana al sur, la Incaica y la Aimará al norte, y la Guaraní al este[8],en el centro de la provincia, entre los ríos Salado y dulce, (véase el mapa), quedarían unos 160 000 locutores bilingües de esta lengua indígena[9], amén de unos pocos monolingües supervivientes[10] En el Departamento General Taboada, al este de Santiago, que linda con el Chaco Argentino, o sea en pleno monte santiagueño, érase una vez una escuela rural bilingüe, la del pueblo de Tacañitas, a orillas del Río Salado, que es la de Shunko, la novela de Jorge Washington Ábalos, que nos toca ahora presentar.
No obstante estos datos etnolingüísticos irrefutables, convendría preguntarse ahora mismo, lo que diferencia al locutor bilingüe de esta zona, un Shalako, (quichuización de Salado), como se les dice, de un Lule, o un Tonocoté[11] su probable antepasado indígena. Y esta pregunta rebasa con creces los límites del monte santiagueño, en efecto los censos de muchos países latinoamericanos bilingües, véase también el caso del vecino Paraguay, no son fiables.
Zonne de concentration majeure du quichua
Fuente: (Courthès, 1998, 78)
Primero, porque como ya lo dijimos no se recuenta de verdad a la gente, (inalcanzable gran parte del año[12]), y segundo porque habida cuenta de la imagen negativa del indio, en todos estos países, muchos invocaron un lejanísimo e improbable ancestro español, para declararse mestizos. En realidad, desde un punto de vista étnico, son casi indios, y también lo son desde un ángulo cultural...Salvo que el Lule callado: “se ha retirado al fondo[13]” del Shalako, procurando esquivar identidades molestas, casi hasta hoy[14].
II) Las dos versiones de Shunko
El texto que nos tocará comentar bajo el ángulo de la otredad indígena, es en realidad un hipertexto auctorial, dado que en 1960, cuando su adaptación al cine por Lautaro Murúa, (o sea su endotexto estricto senso[15]), lo habría vuelto a escribir el autor en esta ocasión. En este texto nuevo pues, el autor nos dejó esta “versión más idealizada de la realidad”, (mensaje electrónico de Jorge Alderetes del 18/12/06). En la cual, otra vez Santiago se singulariza, puesto que esta variación entre el 49 y el 60, si bien podría coincidir con la evolución indigenimo-neoindigenimo, viene contradiciendo todas las teorías de Escajadillo[16].
Lire la suite...
Publié Découvertes | Aucun commentaire »
La polémique de 1925: genre, champ littéraire et contraintes idéologiques dans El afeminamiento en la literatura mexicana de Julio Jiménez Rueda
25 mars 2007
Journée du SAL du 24 mars 2007
Didier Machillot (Université de Poitiers)
Publié Evénements | Aucun commentaire »
Les chroniques comme lieu de mémoire de la violence au Chili : De perlas y cicatrices de Pedro Lemebel
25 mars 2007
Journée du SAL du 24 mars 2007
Isabelle López García (Université Paris IV)
Resumé
Le troisième recueil de chroniques de Pedro Lemebel, paru en 1996, voit le jour 7 ans après l'arrivée de la Concertation au pouvoir, 5 ans après le rapport Rettig.1 C'est ce qui fait dire à l'auteur que :
En mi último libro, Perlas y cicatrices, la crónica se hace más breve, más intensa, menos elaborada literariamente, pero más contingente en relación a la desmemoria neoliberal del Chile actual. Era necesario, era político poner en escena estas escenas de horror y dictadura.2
À partir de ces propos, nous retenons l'aspect moins littéraire, le geste politique. Ainsi nous verrons comment, le recueil rassemble, à partir de ce constat, trois formes de violence : la violence de genre, la violence économique et sociale, la violence militaire. Les chroniques ont, dans ce cas précis, c'est-à-dire, dans le cas de la mise en scène de cette violence, une double fonction :
-construire la mémoire
-faire le procès des criminels et de leurs complices.
Par le biais de l'hommage, de portraits, de paysages, de récits de rencontres, d'entretiens, d'événements de la vie politique, médiatique, sociale chiliennes, l'écriture construit l'histoire oubliée, non officielle du Chili de l'horreur et de la dictature. C'est justement pour dénoncer les avatars du néolibéralisme, dont l'amnésie est une composante, que la voix du chroniqueur s'élève sur les ondes de Radio Tierra d'où sont issue la majorité de ces chroniques. Dès le paratexte, il expose : « Este libro viene de un proceso, juicio público y gargajeado Nuremberg a personajes compinches del horror. »3
Les cicatrices, l'engagement politique et les genres rallient l'auteur à Sola Sierra4 pour que la justice et la mémoire au Chili voient le jour en étalant la violence que la dictature et le consensus ont fomentée. Le chroniqueur recueille tel un « chronicueilleur » les bribes de cette mémoire, de la violence: les perles et les cicatrices. Le « souvenu » prend alors appui sur le «dépeint».5
--------------------------------------------------------------------------------
1 Le 25 avril 1990 est créée, par le gouvernement civil du président Patricio Aylwin, la Commission Nationale Vérité et Réconciliation pour documenter les crimes de la dictature de Pinochet. Cette commission est chapotée par l'avocat Raúl Rettig, d'où le nom du rapport. Conclusion, « la remise de son rapport (rapport ” Rettig “), en 1991, n'a déclenché aucune poursuite locale contre les responsables des disparitions, dont les noms n'ont d'ailleurs pas été rendus publics. », B. Bibas, E. Chicon, « La vérité sans réconciliation, » Le web de l'Humanité, 31 juillet 2004, http://www.humanite.presse.fr/journal/2004-07-31/2004-07-31-398171
2 Á. Mateo del pino, “Cronista y malabarista”, Revista de Filosofía y Humanidades, Santiago de Chile: Universidad de Chile, Cyber Humanities n°20, 2001.
3 P. Lemebel, De Perlas y Cicatrices, Santiago de Chile : LOM, 1998, p.5-6.
4 Sola Sierra fut présidente de la Agrupación de Familiares de Detenidos Desaparecidos.
5 P. Ric½ur, La mémoire, l'histoire, l'oubli, Paris : Seuil, 2000, p. 57.
Publié Evénements | Aucun commentaire »
Discours filmique et contrainte idéologique : la Révolution cubaine à la manière de Sara Gómez
25 mars 2007
Journée du SAL du 24 mars 2007
Laurence Mullaly (Université Paris IV)
Sur Sara Gómez
Sur le Blog “CINE CUBANO, la pupila insomne”
http://cine-cubano-la-pupila-insomne.nireblog.com/post/2007/03/18/sara-gomez-1
Sur CUBACINE:
http://www.cubacine.cu/realizad/sarag.html
Homenage de Juan Antonio García:
http://afrocubaweb.com/saragomez.htm
Publié Evénements | Un commentaire »
Presentation du Livre “Juan Jose Saer: Arte Poética y Práctica Literaria sobre la obra de Juan José Saer” de Jorgelina Corbatta
25 mars 2007
Journée du SAL du 24 mars 2007
Extrait de la page de l'auteur:
En este libro la autora se propone estudiar la obra de Saer en sus diferentes manifestaciones: teoría literaria, narración y poesía. Utiliza para ello diversas aproximaciones críticas en las que podría distinguirse sin embargo tres direcciones fundamentales. Por un lado el análisis de las estrategias narrativas que definen el universo escritural del autor (intertextualidad, negación de los géneros, interrelación literatura/pintura y música, fragmentación y recurrencia, relación memoria y escritura). Por el otro, se centra en el análisis de ciertos temas–el canibalismo, los celos–desde una perspectiva psicoanalítica que le sirve para desentrañar los contenidos inconscientes del texto. Y en un tercer lugar explora la presencia de la historia (en especial del período conocido como la Guerra Sucia) en la ficción de Saer. Imprescindible tratándose de Saer, se incluye un capítulo en el que se estudian las convergencias/divergencias con la obra de Borges
Jorgelina Corbatta (Wayne State University, USA) : Presentación de su libro: Juan José Saer: Arte Poética y Práctica Literaria sobre la obra de Juan José Saer
Publié Evénements, Découvertes | Aucun commentaire »
« Entrées précédentesRecherche dans le blog
Recherche dans les articles des Ateliers du Séminaire Amérique Latine
Recherche dans les Lettres du Redal
Pages
A propos
Fonctionnement du Blog
Suggestions pour améliorer le Blog
SUR LE BLOG
"Las diferentes caras de la otredad indígena en "Shunko" de Jorge Washington Ábalos"
Archives
octobre 2007
juin 2007
avril 2007
mars 2007
novembre 2006
octobre 2006
août 2006
juin 2006
mai 2006
avril 2006
mars 2006
Catégories
Découvertes (11)
Evénements (23)
Infos pratiques (4)
Recherches en cours (1)
Liens
Université Paris-Sorbonne
SAL
CRIMIC
Lettres du REDAL
S'inscrire et éditer sur le Blog
Connexion
--------------------------------------------------------------------------------
Autour du SAL est fièrement propulsé par WordPress
Articles (RSS) et Commentaires (RSS).